Plus de 100 de personnes ont assistées hier soir à l’IFGE à la seconde édition de la Nuit des Idée.


Cette édition 2018 de la Nuit des Idées s’inscrivait, à Malabo, dans la culture urbaine en référence  à «Cultura Urbana », état des lieux de la culture Rap en Guinée Équatoriale publié en 2016 par Negro Bey avec le soutien de l’Institut Français.

La thématique initiale proposée : « l’imagination au pouvoir » s’est déclinée autour de la question suivante : « comment réaliser un projet artistique en l’absence d’industrie musicale ? »

Autour de la table étaient réunis des artistes, un musicologue, un avocat, un professeur de philosophie, deux professionnels des medias, le directeur de l’IFGE et le COCAC.

Negro Bey et ses amis nous ont exposé sans filtre leur réalité quotidienne d’artiste en G.E, et leurs difficultés à se produire et à enregistrer. Les échanges souvent passionnés autour de la situation plus que précaire des artistes ont duré plus de deux heures.

Plutôt que d’accabler le Ministère de la Culture Equato-Guinéen, il a été question de trouver et de partager des solutions communes : création d’une scène nationale, d’un festival de dimension internationale, d’un conservatoire de musique, initiation aux arts dans les écoles, mais aussi un appel à une plus grande solidarité au sein de la communauté artistique.

L’importance du soutien apporté par les centres culturels français et espagnol a souvent était souligné ainsi que les limites créées par la dépendance  quelle génère.
La soirée s’est achevée par un show case de Negro Bey, Chuppy Small et Collins qui a enflammé le public.

l’IFGE a parfaitement rempli sa mission en offrant un espace d’expression libre et rare à Malabo qui nous encourage à renouveler fréquemment l’expérience du débat sur d’autres thématiques.