Proposée par l’Institut français en partenariat avec le Musée du Quai Branly et Total.

Héritière des “négritudes” d’avant la seconde guerre mondiale, “Présence Africaine” est fondée à Paris en 1947. Ses objectifs : publier des études africanistes sur la culture et la civilisation noire, des “textes africains” et passer en revue les “oeuvres d’art ou de pensée concernant le monde noir”. Dans les premiers numéros, Alioune Diop s’entoure de toutes les personnalités intéressées par les mondes noirs : ethnologues, anthropologues (Marcel Griaule, Georges Balandier, Théodore Monod, Michel Leiris, Paul Rivet), écrivains, philosophes (Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Jean-Paul Sartre, André Gide, Albert Camus, Richard Wright) mais aussi galeristes et critiques d’art (Charles Ratton, William Fagg).
“Présence Africaine” a été un outil de diffusion qui a permis aux intellectuels et aux écrivains noirs de revendiquer leurs identités culturelles et historiques que le contexte colonial niait au “exotisait”. Cette revue fut donc à la fois un mouvement, un réseau d’échanges et une tribune permettant aux différents courants d’idées liés aux “mondes noirs” des s’exprimer.

DU 17 MAI AU 4 JUIN